Title: Chapitre I- Cr
1Chapitre I- Création de valeur (suite)
- Pour évaluer la création de valeur, il ne suffit
pas de faire un étalage des chiffres comptables
et financiers. - Il faut intégrer les leviers qualitatifs.
- Ces effets sont plus subtils à déterminer et sont
difficilement mesurables surtout lorsquils ont
des répercussions indirectes sur la création de
valeur.
2- Exemples
- satisfaction du client,
- optimisation du développement des produits,
- notoriété et pérennité de la marque,
- réputation de lentreprise,
- exploitation dun savoir-faire,
- motivation des salariés et politique sociale,
- collaboration des fournisseurs,
- appartenance à un réseau,
- aptitude de sadapter au changement,
- existence dun préjugé favorable de la part des
collectivités locales
3- II- Sources de création de valeur
- II-1- Analyse ou audit stratégique
- Porter 1985 Pour réussir à long terme,
lentreprise doit faire face à 5 forces
concurrentielles qui pèsent sur son secteur - Rivalité entre les entreprises présentes
- La menace de nouveaux entrants
- La menace des produits de substitution
- Le pouvoir de négociation des clients
- Le pouvoir de négociation des fournisseurs.
4- Leviers stratégiques
- Chaine de valeur de Porter identifie les
activtés créatrices de valeur (sur lesquelles il
faut se concentrer)
Infrastructure de la firme Infrastructure de la firme Infrastructure de la firme Infrastructure de la firme Infrastructure de la firme
GRH GRH GRH GRH GRH
Développement technique Développement technique Développement technique Développement technique Développement technique
Approvisionnement Approvisionnement Approvisionnement Approvisionnement Approvisionnement
Logistique interne Production Logistique externe Commercialisation et vente SAV
Activités de soutien
marge
Activités principales
5- Lentreprise doit se concentrer sur les activités
créatrices de valeur et abandonner activités
destructrices de valeur. - Problème lidentification de ces activités.
- En effet, certaines activités ne sont pas
créatrices de valeur mais empêchent dautres
activités de perdre de la valeur - Exemple Service entretien électrique cest
une centre de coût, mais il permet à tous les
autres services de réaliser un rendement optimal.
6- II-2- Déterminants de la performance économique
- Arbre de la valeur Rappaport 1998 EVA
(ROIC CMPC) x CI
Création de valeur EVA Rentabilité des CI ROIC Marge opérationnelle
Création de valeur EVA Rentabilité des CI ROIC Rotation des CI CA/CI
Création de valeur EVA CI Immobilisations
Création de valeur EVA CI BFR
Création de valeur EVA CMPC KCP
Création de valeur EVA CMPC KD
7Variables daction A- Leviers opérationnels
ROIC RE (1-T) x CA CA
CI marge opérationnelle réduction des coûts de
production, réorganisation du travail,
augmentation du volume des ventes,
diversification, renforcement des avantages
compétitifs taux de rotation des CI réduction
du BFR (réduction du temps découlement des
stocks et des délais clients, augmentation des
délais et des dettes fournisseurs,
désinvestissement des activités destructrices de
valeur)
8 - B- Leviers financiers
- Lexigence des actionnaires dépend du coût du
capital plus les CMPC est faible, plus lEVA
est élevée. - CMPC KCP CP KD (1-T) D .
- CPD CPD
- Réduction de KCP (en réduisant le risque encouru
par les actionnaires) - Réduction de KD (en réduisant le risque encouru
par les prêteurs) - Combiner CP et D de manière à réduire CMPC
- Rq Lendettement permet de bénéficier de
leffet de levier (grâce à lavantage fiscal lié
à la déductibilité des frais financiers) mais en
même temps il accroît le risque financier de
lentreprise.
9- Il est dangereux de fonder une politique de
création de valeur uniquement sur des indicateurs
financiers tels que lEVA ou la MVA - Ces indicateurs peuvent savérer complexes à
utiliser et à mesurer au quotidien - Les dirigeants court-termistes ont la possibilité
de manipuler ces indicateurs et de les rendre
plus séduisants (ex en réduisant les dépenses
RD, on augmente lEVA mais avec un risque de
compétitivité faible à lavenir.) - gt Nécessité dune politique de pilotage par la
valeur qui dépasse le simple concept de
performance financière.
10- Méthode du Goodwill
- Goodwill fonds de commerce économique Super
bénéfice lié aux actifs incorporels et humains
cad à la qualité de lorganisation de
lentreprise, à sa réputation, à la valeur de son
équipe, à son nom, à son réseau...
11- Le Goodwill dans la pratique
- Méthode des praticiens allemands (ou méthode
indirecte) - Valeur des fonds propres CP (VR ANC) / 2
- VR valeur de rendement et ANC actif net
corrigé - GW CP - ANC
- On peut aussi avoir un badwill
12- Méthodes directes
- Méthode des experts comptables européens
- Le Goodwill est un superprofit que peut obtenir
lacquéreur grâce à la détention des actifs
incorporels. - Goodwill capacité bénéficiaire de
lentreprise - capacité bénéficiaire normale
-
- Goodwill BNC r ANC
- BNC bénéfice net courant prévisionnel (après
frais financiers et impôts) - r taux dintérêt normal (celui des obligations
de létat)
13-
- Capacité bénéficiaire normale évaluée et
corrigée en fonction de la rentabilité moyenne
des entreprises du même secteur rentabilité
minimale exigée par les actionnaires compte tenu
du risque du secteur. - Le super bénéfice est ensuite actualisé au taux
r (taux qui intègre la prime de risque) sur la
durée dexistence de lentreprise (n) -
- an 1 (1 r)-n / r
14- La valeur des fonds propres de lentreprise
devient - CP ANC an (BNC r ANC)
- Critiques ce modèle suppose que
- Le bénéfice courant est constant
- La durée de vie est limitée
- La possibilité dévaluation de la prime de risque.
15- Méthode des anglo-saxons
-
- Il sagit dun aménagement de la méthode
européenne. Le Goodwill est estimé sur un horizon
infini. - CP ANC (BNC r ANC) / r
- Les anglo-saxons substituent r avec le taux
requis par les actionnaires (rc) obtenu grâce au
MEDAF.
16- Modigliani et Miller
- Valeur stratégique (ou économique) de
lentreprise - valeur des actifs existants valeur de
croissance - valeur des actifs existants valeur financière
- valeur de croissance valeur espérée des options
dinvestissements, des synergies escomptées, des
gains de restructuration
17- La valeur stratégique est propre à chaque
investisseur. - Le prix de cession pour le vendeur est le reflet
de la valeur perçue aux yeux de lacquéreur en
fonction des options stratégiques qui soffrent à
lui. - Ce prix dépend aussi du nombre dacquéreurs
potentiels et de leurs nature. - Il dépend aussi des variables dinfluence
ententes, coalitions, oppositions
18- Méthode des options
- La valeur de lentreprise a 2 composantes
- Valeur des projets déjà lancés
- Valeur des options futures détenues et crées
grâce aux projets existants gt prise en compte
des cash flows résultants dévénements futurs. - Exemples un brevet qui donne à lentreprise le
droit dexploiter un marché plus tard,
rentabilité future dun projet de RD
19- Projet dinvestissement ? Call droit dachat
futur dun bien à un prix fixé davance. - Projet de vente ? Put droit de vente future
dun bien à un prix fixé davance.
20- Valeur de loption valeur intrinsèque du projet
(prix actuel) - valeur temps dépend de la volatilité future
de loption, de la date dexercice de
loption - Problème dinformation.
- Cette méthode est surtout utilisée dans les
industries pharmaceutiques et pétrolières.
21- Théorie dasymétrie dinformation
- Les dirigeants sont les mieux informés sur la
valeur et le potentiel des activités
industrielles, commerciales, administratives
valeur réelle (qui peut être supérieure à la
valeur boursière). - La valeur financière est bien souvent inférieure
à la valeur que le management attribue aux
actions de la société. - Valeur stratégique valeur perçue par les
acquéreurs. - OPA
22- Le marché financier accorde implicitement une
période de temps limitée à une entreprise pour
créer de la valeur horizon de croissance. - La myopie du marché incite les dirigeants à
sacrifier les investissements rentables à long
terme au profit dinvestissements rémunérateurs à
court terme.
23- Théorie des signaux
- Les dirigeants peuvent émettre des signaux afin
daccroître la valeur boursière. Il faut
compléter le savoir faire par un faire savoir
pour attirer et garder les actionnaires. - Exemple
- -La distribution des dividendes signe de
richesse de lentreprise
24- Exemples
- Lendettement Lorsque lentreprise décroche un
emprunt, le dirigeant envoie au marché un signal
sur sa capacité de remboursement de lemprunt et
donc sur sa bonne santé financière. - Le pourcentage de capital détenu par le dirigeant
il sagit dun signal sur la confiance accordée
par le dirigeant à lentreprise quil dirige vu
quil détient toutes les informations
privilégiées sur sa réussite future.
25- Théorie dagence
- Lentreprise est une fiction légale, cest
lensemble de relations contractuelles entre
différents individus (ou organisations). - Entreprise nœud contractuel
- Le comportement de lentreprise est donc analogue
à celui du marché il résulte dun processus
complexe de rééquilibrage de linfluence des
différentes parties prenantes.
26- Les conflits naissent principalement à la suite
de la séparation entre la propriété et le
contrôle - Principal Pourvoyeurs de fonds
Propriétaires de lentreprise. - Agent Le dirigeant mandaté par les
propriétaires pour diriger et contrôler
lentreprise.
27- Coûts dagence
- Coûts de surveillance et dincitation de lagent
payés par le principal (ex intéressement) - Coûts dobligation et de dédouanement payés par
lagent - Coût dopportunité manque à gagner en raison
dune gestion non optimale.
28- gtNécessité dun système de pilotage par la
valeur qui intègre linfluence simultanée de
toutes les parties prenantes de lentreprise et
qui régule et contrôle le comportement du
dirigeant. - gt Système de Gouvernement de lEntreprise.