Title: Diapositive 1
1LES ÉVOLUTIONS DU CONTEXTE NORMATIF ET
RÉGLEMENTAIRE DES BÉTONS BETONS DES
PERFORMANCES POUR DE NOUVELLES SOLUTIONS
CONSTRUCTIVES
NORMES DE DIMENSIONNEMENT DES STRUCTURES LES
EUROCODES
DECEMBRE 2005
2- LES NORMES EUROCODES ONT POUR OBJET
DHARMONISER LES REGLES DE CONCEPTION ET DE
CALCUL AU SEIN DES DIFFERENTS ETATS DE LA
COMMUNAUTE EUROPEENNE ET DE CONTRIBUER A LA
CREATION DU MARCHE UNIQUE DE LA CONSTRUCTION DES
BATIMENTS ET DES OUVRAGES DES GENIE CIVIL. - ELLES FORMENT UN ENSEMBLE COHERENT ET HOMOGENE
DE TEXTES - FAISANT APPEL A UNE APPROCHE UNIQUE,
SEMI-PROBABILISTE DE SECURITE DES CONSTRUCTIONS
AVEC DES METHODES DE DIMENSIONNEMENT SELON
LES ETATS LIMITES, - APPLIQUEES AUX DIFFERENTS MATERIAUX ET AUX DIVERS
TYPES DE CONSTRUCTIONS.
3SOMMAIRE
- PRÉSENTATION ET OBJECTIFS DES EUROCODES
- LES DIVERS EUROCODES
- LEUROCODE 0 BASES DE CALCUL DES STRUCTURES
- LEUROCODE 1 ACTIONS SUR LES STRUCTURES
- LEUROCODE 2 EUROCODE BÉTON
- EUROCODE 2 et NF EN 206-1 AU SERVICE DE LA
DURABILITÉ DES OUVRAGES
4PRÉSENTATION ET OBJECTIFS DES EUROCODES
5- Les EUROCODES sont des METHODES DE CALCUL pour
-
- dimensionner les ouvrages de bâtiment et de
génie civil et vérifier leurs stabilité et
résistance à toutes les actions (incendie,
accidents, tempêtes, séismes) - déclarer la résistance (y compris au feu) de
certains produits de construction, pour le
marquage CE. - NOTA Les règles de dimensionnement des
Eurocodes sont issues des recherches les plus
avancées en génie civil.
6PRÉSENTATION ET OBJECTIFS DES EUROCODES
- LES EUROCODES SONT UN ENSEMBLE DE RÈGLES
TECHNIQUES -
- Générales pour des ouvrages en
- - BÉTON - BOIS
- - ACIER - MAÇONNERIE
- - MIXTE
-
- Spécifiques suivant le type douvrage
- - PONTS
- - SILOS, RÉSERVOIRS
- Selon 2 principes fondamentaux
- DURABILITE ET ROBUSTESSE DES CONSTRUCTIONS
7- Documents de référence reconnus par les
autorités des pays membres - Moyen de prouver la conformité aux exigences
essentielles - Base de contrat de réalisation douvrage et
dingénierie - Un cadre pour élaborer les spécifications
techniques des produits de construction
8- LES EUROCODES sont des documents de référence
reconnus par les autorités des états membres de
lUE (Union européenne) et de lAELE (Association
Européenne de Libre-échange) comme - Moyen de prouver la CONFORMITÉ DES OUVRAGES AUX
EXIGENCES ESSENTIELLES de la Directive des
Produits de Construction, en particulier - Stabilité et résistance mécanique
- Sécurité en cas dincendie
- BASE pour établir les SPÉCIFICATIONS DES
CONTRATS pour les travaux de construction et les
services dingénierie. - CADRE pour élaborer les SPÉCIFICATIONS
TECHNIQUES HARMONISÉES des produits de
construction
9- Les EUROCODES sont des NORMES EUROPÉENNES de
CONCEPTION et de CALCUL pour les BÂTIMENTS et
les OUVRAGES de GÉNIE CIVIL. - Ils fournissent une série de méthodes et de
règles techniques communes pour calculer la
résistance mécanique des éléments ayant une
fonction structurelle dans un ouvrage de
construction. - Ils permettent de dimensionner au mieux les
structures en fonction de leur usage. - Ils concernent les aspects techniques du CALCUL
STRUCTURAL et du CALCUL AU FEU des BÂTIMENTS
et des OUVRAGES de GÉNIE CIVIL. - NOTA Les eurocodes ne sont applicables quaux
ouvrages neufs, mais les principes, les
exigences de base et les règles fondamentales de
lEN 1990 sont applicables pour
lévaluation, voire le renforcement, des ouvrages
existants.
10- Les EUROCODES sont prévues pour améliorer
-
- Le fonctionnement du marché unique pour les
produits et les services dingénierie, en
supprimant les obstacles dus aux différentes
pratiques nationales - La compétitivité de lindustrie européenne de la
construction et des industries connexes, dans les
pays situés en dehors de lUnion Européenne. - Ils harmonisent les codes de calcul des
différents états membres et remplaceront à terme
les règles en vigueur dans chaque état membre. - (En France, ils remplacent dans le cas du béton,
le BAEL et le BPEL). - Ils permettront de renforcer la compétitivité de
lingénierie européenne.
11PRÉSENTATION ET OBJECTIFS DES EUROCODES
5/7
- Les EUROCODES sont un ensemble de normes
européennes qui fournissent une série de
méthodes communes pour calculer la résistance
mécanique des éléments ayant une fonction
structurale dans un ouvrage de construction
(dénommés produits de construction
structuraux ). Ces méthodes permettent de
concevoir des ouvrages de construction, de
vérifier la stabilité des ouvrages ou parties
douvrages de construction et de dimensionner
correctement les produits de construction
structuraux. - Les EUROCODES
- Un ensemble de règles communes fondées sur les
concepts semi-probabilistes de sécurité des
constructions, - Un langage commun et une culture commune pour
les concepteurs européens, - Un système transparent,
- Un système cohérent,
- Un système adaptable aux besoins des
prescripteurs à travers certains paramètres
déterminés nationalement, - Une optimisation de la durabilité,
- Une ouverture vers les hautes résistances.
12PRÉSENTATION ET OBJECTIFS DES EUROCODES
6/7
- Les EUROCODES constituent un ensemble cohérent
de textes fondés sur les concepts
semi-probabilistes de sécurité des constructions
et adoptent un format de justification unifié
pour tous les ouvrages. - Les clauses des EUROCODES sont réparties en
Principes et Règles dapplication. - Les Principes, identifiés par la lettre (P),
sont les bases fondamentales garantissant le
niveau de performances structural ils sont
intangibles. Ils comprennent - des formulations et définitions sans alternative
possible - des exigences, des prescriptions et des modèles
analytiques pour lesquels aucune alternative
nest autorisée sauf indication spéciale. - Les Règles dapplication sont des méthodes
recommandées permettant de satisfaire les
principes.
13- Les EUROCODES constituent
- Un ensemble de RÈGLES COMMUNES fondées sur les
concepts semi-probabilistes de SÉCURITÉ des
constructions, - Un LANGAGE COMMUN et une culture commune pour
les concepteurs européens, - Un SYSTÈME COHÉRENT,
- Un SYSTÈME ADAPTABLE aux besoins des
prescripteurs à travers certains paramètres
déterminés nationalement, - Une OPTIMISATION DE LA DURABILITÉ,
- Une ouverture vers les HAUTES RÉSISTANCES.
14LA FIABILITE DES CONSTRUCTIONS
- Les EUROCODES définissent des exigences
fondamentales pour atteindre des niveaux de
performance appropriés en matière de FIABILITE
DES CONSTRUCTIONS dont les 4 composantes sont -
- la SECURITE STRUCTURALE pour les personnes, les
animaux domestiques - lAPTITUDE AU SERVICE, fonctionnement, confort
- la ROBUSTESSE en cas de situations accidentelles
- la DURABILITE, compte tenu des conditions
environnementales - NOTA La référence aux eurocodes en tant que
règles techniques de justification de la
fiabilité des ouvrages sera obligatoire pour les
marchés publics.
15LES EUROCODES DES CODES DE CONCEPTION ET DE
CALCUL RÉVOLUTIONNAIRES
- Innovation et création architecturale favorisées
- Prise en compte de la DURABILITE DES STRUCTURES
(exigences de performances en terme de
durabilité) - GESTION DE LA QUALITE
- Différenciation de la FIABILITE
- Recours possibles à lapproche probabiliste
- Dimensionnement assisté par lexpérimentation
- Sécurité des constructions renforcée
- Approche performantielle
- Les EUROCODES sont moins directifs que les
règlements antérieurs, ils laissent au concepteur
et au calculateur PLUS DE LIBERTE dans le choix
des méthodes et un PLUS HAUT NIVEAU DE
RESPONSABILITE. Le concepteur doit choisir ses
méthodes de calcul en fonction de la complexité
du problème à traiter.
16LES EUROCODES DES NORMES MODERNES QUI
SUPPOSENT QUE
- le choix du système structural et le projet de
structure sont réalisés par un personnel
suffisamment qualifié et expérimenté - lexécution est confiée à un personnel
suffisamment compétent et expérimenté - une surveillance et une maîtrise de la qualité
adéquates sont assurées au cours du travail, à
savoir dans les bureaux détudes, les usines, les
entreprises et sur le chantier - la structure bénéficiera de la maintenance
adéquate - lutilisation de la structure sera conforme aux
hypothèses admises dans le projet.
17LES EUROCODES UNE DEMARCHE SEMI-PROBABILISTE
DE SECURITE DES CONSTRUCTIONS
- Dans le cadre de la démarche semi-probabiliste,
la sécurité est introduite de manière
transparente par - des valeurs représentatives des diverses
grandeurs aléatoires (actions et résistances), - des coefficients partiels,
- des marges, plus ou moins apparentes, dans les
divers modèles (modèles des actions, des effets
des actions et des résistances).
18HISTORIQUE DES EUROCODES
1/2
- 1971 Première version de la directive
marchés publics de travaux . - 1976 DÉCISION PAR LA COMMISSION DES
COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES DE RÉDACTION DE CODES
DE CONCEPTION ET DE CALCUL EUROPÉEN - pour harmoniser les spécifications techniques.
- 1980 Publication des premiers textes à
titre provisoire (les EUROCODES ) - 1986 Signature de lACTE UNIQUE EUROPEEN
( Nouvelle Approche ) - - Les directives ne traitent plus que des
exigences essentielles - - L élaboration des spécifications
techniques, en conformité avec les
exigences, confiée aux organismes de
normalisation.
19HISTORIQUE DES EUROCODES
2/2
- 1989 Publication de la DIRECTIVE SUR LES
PRODUITS DE CONSTRUCTION (CCE /89 /106) - 1990 Le CEN (Comité Européen de
Normalisation) sous lautorité du Comité
Technique (TC 250) chargé de transformer les
EUROCODES en normes et de les publier dabord
en tant que normes provisoires (ENV) puis en
tant que normes définitives (EN) - 2000 Premières normes EN
- 2005 Fin du programme de transformation des
EUROCODES en normes EN - Retrait progressif des textes nationaux
- Après 2005 Maintenance et évolution des
EUROCODES
20PERIODE TRANSITOIRE
- Compte tenu des changements importants que vont
apporter ces documents, une période de
coexistence avec les règles anciennes est prévue
afin de permettre ladaptation des utilisateurs
aux règlements de construction. - Cependant, si les deux systèmes (règles
anciennes et eurocodes) sont utilisables durant
cette période, chacun a sa cohérence propre et ne
répartit pas la sécurité de la même manière.
Aussi une application qui combinerait des règles
empruntées à lun et à lautre ne fournira pas,
sauf précautions particulières, la sécurité
escomptée.
21LA DIRECTIVE SUR LES PRODUITS DE CONSTRUCTION
1/2
- CCE / 89 / 106 DIRECTIVE DU 21 DÉCEMBRE 1988
- Les conditions de (libre) circulation des
produits de la construction et les règles de
passation des marchés publics relèvent de la
compétence communautaire par lintermédiaire de
Directives. - Ces directives imposent le respect de
dispositions techniques identiques pour toute
lEurope, définies par des exigences
essentielles et précisées par des normes
européennes. - La directive Produits de construction couvre
tous les produits destinés à être incorporés
durablement dans un bâtiment ou un ouvrage de
génie civil, dès lors quil peut avoir une
incidence sur la sécurité de ce dernier, la
santé, lenvironnement ou lisolation.
22LA DIRECTIVE SUR LES PRODUITS DE CONSTRUCTION
2/2
- Les produits de construction visés par la
directive doivent être conçus de telle sorte que
les ouvrages dans lesquels ils doivent être
utilisés satisfassent aux EXIGENCES ESSENTIELLES
suivantes - 1 La résistance mécanique et la stabilité,
- 2 La sécurité en cas dincendie,
- 3 Lhygiène, la santé et lenvironnement,
- 4 La sécurité dutilisation,
- 5 La protection conte le bruit,
- 6 Léconomie dénergie et lisolation
thermique. - Les produits doivent porter le marquage CE
symbolisant la conformité à ces dispositions.
23NORMES EUROPÉENNES ET NORMES NATIONALES
-
- NORME EUROPÉENNE
- Une norme européenne implique lobligation pour
les pays membres de lui conférer le statut de
norme nationale et retirer, dans un délai fixé,
toute norme nationale qui lui serait
contradictoire. - NORME NATIONALE ET ANNEXE NATIONALE
- Certaines difficultés dans lharmonisation des
normes nayant pu être réglées lors de la mise
au point de la norme européenne, des paramètres
laissés en attente pour le choix national et des
données propres à chaque pays sont intégrés dans
un document appelé ANNEXE NATIONALE. - Dans chaque pays, lANNEXE NATIONALE définit les
conditions dapplication de la norme européenne.
Elle permet de tenir compte de leurs spécificités
géographiques, géologiques ou climatiques et de
fixer les niveaux de sécurité souhaités par
chaque pays sur son territoire. - NORME EUROPENNE ANNEXE NATIONALE NORME
NATIONALE
24NORMES NATIONALES TRANSPOSANT LES EUROCODES 1/2
- Les NORMES NATIONALES TRANSPOSANT LES EUROCODES
comprennent la totalité du TEXTE DES EUROCODES
(toutes annexes incluses), tel que publié par le
CEN ce texte est précédé dune page nationale
de titres et par un Avant-Propos National, et
suivi dune ANNEXE NATIONALE. - LANNEXE NATIONALE contient en particulier des
informations sur les paramètres laissés en
attente dans lEurocode pour choix national,
sous la désignation de PARAMÈTRES DÉTERMINÉS AU
NIVEAU NATIONAL (NDP), il sagit - - de valeurs et/ou des classes là où des
alternatives figurent dans lEurocode, - - de valeurs à utiliser là où seul un symbole
est donné dans lEurocode, - - de données propres à un pays (géographiques,
climatiques, etc.), par exemple carte de neige,
carte de gel, - - de la procédure à utiliser là où des
procédures alternatives sont donnés dans
lEurocode, - - des décisions sur lusage des annexes
informatives, - - des références à des informations
complémentaires pour aider lutilisateur à
appliquer lEurocode.
25NORMES NATIONALES TRANSPOSANT LES EUROCODES 2/2
- PLAN TYPE DUN EUROCODE
- PAGE DE TITRE NATIONALE
- AVANT-PROPOS NATIONAL
- EUROCODE TEXTE PRINCIPAL
- ANNEXES NORMATIVES
- ANNEXES INFORMATIVES
- ANNEXE NATIONALE
- NOTA Pour pouvoir être appliqués en France,
les Eurocodes doivent être complétés par une
annexe nationale . En effet, puisque le
niveau de fiabilité des ouvrages reste une
décision propre à chaque pays, certains
paramètres (coefficient de sécurité par exemple)
sont à fixer au niveau national. Ils seront
indiqués dans une annexe qui fournit également
des éléments complémentaires permettant
lapplication de lEurocode en France.
NORME FRANÇAISE
NORME EUROPEENNE
26LES SITES INTERNET
- Pour acheter les EUROCODES
-
- Normes en ligne sur le site http//www.afnor.fr
/portail.asp - Pour en savoir plus
- - AFNOR CONSTRUCTION http//www.afnor.fr/const
ruction.asp - - Le site du MINISTERE DE LÉQUIPEMENT
http//www.btp.equipement.gouv.fr/ - - Le site du CEN
http//www.cenorm.be/cenorm/businessdomains/constr
uction/index.asp - - Le site de la COMMISSION EUROPEENNE
- http//europa.eu.int/comm/enterprise/constructio
n/internal/essreq/eurocodes/eurointro_en.htm
27LES DIVERS EUROCODES
28LA COLLECTION DES EUROCODES
- LENSEMBLE DES EUROCODES SERA CONSTITUÉ DE 10
DOCUMENTS - EN 1990 Eurocode 0 Bases de calcul des
structures - EN 1991 Eurocode 1 Actions sur les
structures - EN 1992 Eurocode 2 Calcul des structures en
béton - EN 1993 Eurocode 3 Calcul des structures en
acier - EN 1994 Eurocode 4 Calcul des structures
mixtes acier-béton - EN 1995 Eurocode 5 Calcul des structures en
bois - EN 1996 Eurocode 6 Calcul des structures en
maçonnerie - EN 1997 Eurocode 7 Calcul géotechnique
- EN 1998 Eurocode 8 Calcul des structures
pour leur résistance aux séismes - EN 1999 Eurocode 9 Calcul des structures en
alliages daluminium - Ils couvrent les aspects techniques du calcul
structural et du calcul au feu des bâtiments et
des ouvrages de génie civil. - NOTA les 10 Eurocodes constituent un ensemble
de 59 normes (environ 5 000 pages).
29LA COLLECTION DES EUROCODES
- Nb de Normes
- BASES DE CALCUL EC 0 2
- ACTIONS EC 1 10
- BETON EC 2 4
- ACIER EC 3 20
- MIXTE EC 4 3
- BOIS EC 5 3
- MACONNERIE EC 6 4
- GEOTECHNIQUE EC 7 2
- SEISME EC 8 6
NOTA NOMBRE DE NORMES FINALISEES à fin 2005 30
30LIENS ENTRE LES EUROCODES
Sécurité structurale, aptitude au service et
durabilité
EN 1990
Actions sur les structures
EN 1991
EN 1992
EN 1993
EN 1994
Conception et calcul
EN 1995
EN 1996
EN 1999
EN 1997
EN 1998
Calcul géotechnique et sismique
31LEUROCODE 1 EN 1991
- ACTIONS SUR LES STRUCTURES
- EN 1991-1-1 Actions générales poids
volumiques, poids propres, charges
dexploitation des bâtiments - EN 1991-1-2 Actions générales Actions sur
les structures exposées au feu - EN 1991-1-3 Actions générales Charges de
neige - EN 1991-1-4 Actions générales Charges du
vent - EN 1991-1-5 Actions générales Actions
thermiques - EN 1991-1-6 Actions générales Actions en
cours dexécution - EN 1991-1-7 Actions générales Actions
accidentelles - EN 1991-2 Actions sur les ponts, dues au
trafic - EN 1991-3 Actions induites par les grues et
les ponts roulants - EN 1991-4 Silos et réservoirs
32LEUROCODE 2 EN 1992
- CALCUL DES STRUCTURES EN BÉTON
- EN 1992-1-1 Règles générales et règles pour
les bâtiments - EN 1992-1-2 Règles générales Calcul du
comportement au feu - EN 1992-2 Ponts Calcul et dispositions
constructives - EN 1992-3 Silos et réservoirs
33LEUROCODE 3 EN 1993 1/2
- CALCUL DES STRUCTURES EN ACIER
- EN 1993-1-1 Règles générales et règles pour
les bâtiments - EN 1993-1-2 Calcul du comportement au feu
- EN 1993-1-3 Profilés et plaques à parois
minces formés à froid - EN 1993-1-4 Aciers inoxydables
- EN 1993-1-5 Plaques planes chargées dans leur
plan - EN 1993-1-6 Coques
- EN 1993-1-7 Plaques planes chargées
transversalement à leur plan - EN 1993-1-8 Calcul des assemblages
34LEUROCODE 3 EN 1993 2/2
- CALCUL DES STRUCTURES EN ACIER
- EN 1993-1-9 Fatigue
- EN 1993-1-10 Choix des qualités dacier
- EN 1993-1-11 Calcul des structures à câbles
ou éléments tendus - EN 1993-2 Ponts métalliques
- EN 1993-3 Pylônes, mâts et cheminées
- EN 1993-4 Silos, réservoirs et canalisations
- EN 1993-5 Pieux et palplanches
- EN 1993-6 Chemins de roulement
35LEUROCODE 4 EN 1994
- CALCUL DES STRUCTURES MIXTES ACIER-BÉTON
- EN 1994-1-1 Règles générales et règles pour
les bâtiments - EN 1994-1-2 Calcul du comportement au feu
- EN 1994-2 Ponts mixtes
LEUROCODE 5 EN 1995
- CALCUL DES STRUCTURES EN BOIS
- EN 1995-1-1 Règles générales et règles pour
les bâtiments - EN 1995-1-2 Calcul des comportement au feu
- EN 1995-2 Ponts
36LEUROCODE 6 EN 1996
- CALCUL DES STRUCTURES EN MACONNERIE
- EN 1996-1-1 Règles communes pour maçonneries
renforcées ou non - EN 1996-1-2 Calcul du comportement au feu
- EN 1996-2 Calcul, choix des matériaux et
exécution des maçonneries - EN 1996-3 Méthodes de calcul simplifiées
LEUROCODE 7 EN 1997
- CALCUL GEOTECHNIQUE
- EN 1997-1 Règles générales
- EN 1997-2 Reconnaissance des terrains et
essais
37LEUROCODE 8 EN 1998
- CALCUL DES STRUCTURES POUR LEUR RÉSISTANCES AUX
SÉISMES - EN 1998-1 Règles générales, actions
sismiques et règles pour les bâtiments - EN 1998-2 Ponts
- EN 1998-3 Évaluation et renforcement des
bâtiments - EN 1998-4 Silos, réservoirs et canalisations
- EN 1998-5 Fondations, structures de
soutènement et aspects géotechniques - EN 1998-6 Tours, mâts et cheminées
38LEUROCODE 9 EN 1999
- CALCUL DES STRUCTURES EN ALLIAGE DALLUMINIUM
- EN 1999-1-1 Règles générales Structures
- EN 1999-1-2 Calcul du comportement au feu
- EN 1999-1-3 Règles complémentaires pour les
structures sensibles à la fatigue - EN 1999-1-4 Règles supplémentaires pour les
tôles trapézoïdales - EN 1999-1-5 Règles supplémentaires pour les
structures en coque
39LES EUROCODES POUR LA CONCEPTION DUN BATIMENT EN
BETON
40LES EUROCODES POUR LA CONCEPTION DUN PONT EN
BETON
41PRINCIPAUX EUROCODES PUBLIÉS EN NORMES FRANÇAISES
- NORMES ACTUELLEMENT PUBLIÉES RELATIVES AUX
STRUCTURES EN BETON - NF EN 1990 (Mars 2003) Bases de calcul des
structures - NF EN 1991-1-1 (Mars 2003) Actions générales
Poids volumiques, poids propres, charges
dexploitation des bâtiments - NF EN 1991-1-2 (Juillet 2003) Actions
générales Actions sur les structures
exposées au feu - NF EN 1991-1-3 (Avril 2004) Charges de neige
- NF EN 1991-1-4 (Novembre 2005) Charges au vent
- NF EN 1991-1-5 (Mai 2004) Actions thermiques
- NF EN 1991-1-6 (Novembre 2005) Actions en
cours dexécution - NF EN 1991-2 (Mai 2004) Actions sur les ponts,
dues au trafic - NF EN 1992-1-1 (Octobre 2005) Règles générales
et règles pour les bâtiments - NF EN 1992-1-2 (Octobre 2005) Règles générales
Calcul du comportement au feu - NF EN 1997-1 (Juin 2005) Calcul géotechnique
Règles générales - NF EN 1998-1 (Septembre 2005) Règles générales
Actions sismiques - Plusieurs annexes nationales sont en cours de
publication
42LEUROCODE 0 BASES DE CALCUL DES STRUCTURES
43LEUROCODE 0 EN 1990 SOMMAIRE
- GENERALITES
- EXIGENCES
- PRINCIPES DU CALCUL AUX ETATS LIMITES
- VARIABLES DE BASE
- ANALYSE STRUCTURALE ET DIMENSIONNEMENT ASSISTE
PAR LEXPERIMENTATION - VERIFICATION PAR LA METHODE DES COEFFICIENTS
PARTIELS - ANNEXES A, B, C et D
44LEUROCODE 0 BASE DE CALCUL DES EUROCODES
- LEUROCODE est basé sur
- Le concept dETATS LIMITES et lusage de
COEFFICIENTS PARTIELS - LEC 0 fixe les principes et les exigences pour
la sécurité, laptitude au service et la
durabilité des structures et décrit les bases
pour le dimensionnement. - LEC 0 fixe les principes et les exigences à
respecter pour conférer aux constructions un
niveau de fiabilité acceptable, en supposant
quelles soient lobjet de mesures de gestion de
la qualité à tous les stades conception,
exécution, exploitation et maintenance. - NOTA - La justification dune construction
consiste, en premier lieu, à analyser les
phénomènes à éviter. Et ce sont ces
phénomènes que lon idéalise à travers des états
limites. - - LEN 1990 est aussi applicable pour
lévaluation structurale de constructions
existantes en vue de leur réparation.
45LEUROCODE 0 EN 1990
- HYPOTHESES GENERALES
- le choix du système structural et le projet de
structure sont réalisés par un personnel
suffisamment qualifié et expérimenté - lexécution est confiée à un personnel
suffisamment compétent et expérimenté - une surveillance et une maîtrise de la qualité
adéquates sont assurées au cours du travail, à
savoir dans les bureaux détudes, les usines, les
entreprises et sur le chantier - les matériaux et produits de construction sont
utilisés de la manière spécifiée dans lEN 1990
dans les EN 1991 à EN 1999, ou dans les normes
dexécution appropriées, ou dans les
spécifications citées en référence pour les
matériaux ou produits - la structure bénéficiera de la maintenance
adéquate - lutilisation de la structure sera conforme aux
hypothèses admises dans le projet.
46LEUROCODE 0 EN 1990
- PRINCIPALES DEFINITIONS 1/5
- Situations de projet Ensembles de conditions
physiques représentant les conditions réelles qui
se produisent au cours dune certaine durée pour
laquelle il sera démontré par le calcul que les
états-limites concernés ne sont pas dépassés. - Situation de projet transitoire Situation de
projet à considérer pendant une durée beaucoup
plus courte que la durée dutilisation prévue
pour la structure et qui est hautement probable. - Situation de projet durable Situation de projet
à considérer pendant une durée du même ordre que
la durée dutilisation de projet de la
structure. - Situation de projet accidentelle Situation de
projet impliquant des conditions exceptionnelles
au niveau de la structure. - Dimensionnement en cas dincendie Dimensionnemen
t dune structure en vue dobtenir la performance
requise en cas dincendie. - Situation de projet sismique Situation de
projet impliquant des conditions exceptionnelles
au niveau de la structure, lorsquelle est
soumise à un tremblement de terre.
47LEUROCODE 0 EN 1990
- PRINCIPALES DEFINITIONS 2/5
- Durée dutilisation de projet Durée pendant
laquelle une structure ou une de ses parties est
censée pouvoir être utilisée comme prévu en
faisant lobjet de la maintenance escomptée,
mais sans quil soit nécessaire deffectuer des
réparations majeures. - Cas de charge Dispositions compatibles de
charges, densembles de déformations et
dimperfections à considérer simultanément avec
les actions fixes permanentes et variables pour
une vérification particulière. - États-limites États au-delà desquels la
structure ne satisfait plus aux critères de
dimensionnement pertinents. - Système structural Éléments porteurs dun
bâtiment ou dun ouvrage de génie civil, et la
manière selon laquelle ils fonctionnent
ensemble. - États-limites ultimes États associés à un
effondrement ou à dautres formes similaires de
défaillance structurale. - États-limites de service États correspondant à
des conditions au-delà desquelles les exigences
daptitude au service spécifiées pour une
structure ou un élément structural ne sont plus
satisfaites.
48LEUROCODE 0 EN 1990
- PRINCIPALES DEFINITIONS 3/5
- Résistance (dun matériau) Propriété mécanique
dun matériau, indiquant sa capacité à résister à
des actions, habituellement exprimée en unités
de contrainte. - Fiabilité Capacité dune structure ou dun
élément structural à satisfaire aux exigences
spécifiées, y compris la durée dutilisation de
projet, pour lesquelles il ou elle a été
conçu(e). La fiabilité sexprime habituellement
en termes de probabilité. - Maintenance Ensemble des opérations effectuées
pendant la durée dutilisation de la structure,
afin de lui permettre de satisfaire aux
exigences de fiabilité. - Action (F) a) Ensemble de forces (charges)
appliquées à la structure (action directe) - b) Ensemble de déformations ou accélérations
imposées, résultant par exemple de changements de
température, de variations du taux dhumidité,
de tassements différentiels ou de tremblements de
terre (action indirecte). - Effets dactions (E) Effet dactions sur des
éléments structuraux (par exemple, effort
interne, moment, contrainte, déformation
unitaire), ou sur lensemble de la structure
(flèche, rotation). - Action permanente (G)
- Action qui a de fortes chances de durer pendant
toute une durée de référence donnée et dont la
variation dans le temps est dampleur
négligeable, ou dont la variation se fait
toujours dans le même sens (monotone) jusquà ce
que laction atteigne une certaine valeur
limite. - Action variable (Q) Action dont la variation
dans le temps nest dampleur ni négligeable, ni
monotone.
49LEUROCODE 0 EN 1990
- PRINCIPALES DEFINITIONS 4/5
- Action accidentelle (A) Action, habituellement
de courte durée mais de grandeur significative,
qui a peu de chances dintervenir sur une
structure donnée au cours de sa durée de vie de
projet. - Action sismique (AE) Action due à des
tremblements de terre. - Action géotechnique Action transmise à la
structure par le sol, les remblais ou les eaux
souterraines. - Action statique Action qui ne provoque pas
daccélération significative de la structure ou
déléments structuraux. - Action dynamique Action qui provoque une
accélération significative de la structure ou
déléments structuraux. - Valeur représentative dune action
(Frep) Valeur utilisée pour la vérification dun
état-limite. Une valeur représentative peut-être
la valeur caractéristique (Fk) ou une valeur
daccompagnement (?Fk) - Valeur de calcul dune action Fd Valeur obtenue
en multipliant la valeur représentative par le
coefficient partiel ?f.
50LEUROCODE 0 EN 1990
- PRINCIPALES DEFINITIONS 5/5
- Combinaisons dactions Ensemble de valeurs de
calcul permettant de vérifier la fiabilité
structurale pour un état-limite sous leffet
simultané de différentes actions. - Valeur caractéristique (Xk ou Rk) Valeur dune
propriété de matériau ou de produit, ayant une
probabilité donnée de ne pas être atteinte lors
dune hypothétique série dessais limitée. Cette
valeur correspond généralement à un fractile
spécifié de la distribution statistique supposée
de la propriété concernée du matériau ou du
produit. Dans certains cas, une valeur nominale
est utilisée comme valeur caractéristique. - Valeur de calcul dune propriété de matériau ou
de produit (Xd ou Rd) Valeur obtenue en divisant
la valeur caractéristique par un coefficient
partiel ?m ou ?M ou, dans certains cas
particuliers, par détermination directe. - Valeur nominale dune propriété de matériau ou
de produit (Xnom ou Rnom) Valeur normalement
utilisée comme valeur caractéristique, établie à
partir dun document approprié tel quune norme
ou une prénorme européenne. - Analyse structurale Procédure ou algorithme de
détermination des effets dactions en tout point
dune structure.
51LEUROCODE 0 EN 1990
PRINCIPAUX SYMBOLES 1/2
A Action accidentelle Qk Valeur caractéristique
dune action variable individuelle Ad Valeur de
calcul dune action accidentelle R Résistance AEd
Valeur de calcul dune action sismique Rd Valeur
de calcul de la résistance E Effets des
actions Rk Valeur caractéristique de la
résistance Ed Valeur de calcul de leffet des
actions X Propriété de matériau F
Action Xd Valeur de calcul dune propriété de
matériau Fd Valeur de calcul dune
action Xk Valeur caractéristique dune propriété
de matériau Fk Valeur caractéristique dune
action Frep Valeur représentative dune action G
Action permanente Gd Valeur de calcul dune
action permanente Gk Valeur caractéristique
dune action permanente P Valeur représentative
appropriée dune action de précontrainte Pd Valeur
de calcul dune action de précontrainte Pk Valeur
caractéristique dune action de
précontrainte Q Action variable Qd Valeur de
calcul dune action variable
52LEUROCODE 0 EN 1990
PRINCIPAUX SYMBOLES 2/2
- ad Valeur de calcul dune donnée géométrique
- ak Valeur caractéristique dune donnée
géométrique - anom Valeur nominale dune donnée géométrique
- u Déplacement horizontal dune structure ou dun
élément structural - w Flèche verticale dun élément structural
- Coefficient partiel (de sécurité ou daptitude
au service) - ?G Coefficient partiel pour actions permanentes
- ?M Coefficient partiel pour une propriété de
matériau - ?Q Coefficient pour actions variables
- ?0 Coefficient définissant la valeur de
combinaison dune action variable - ?1 Coefficient définissant la valeur fréquente
dune action variable - ?2 Coefficient définissant la valeur
quasi-permanente dune action variable
53LEUROCODE 0 EN 1990
- BASE DE CALCUL DES STRUCTURES
- Le calcul dune construction a pour objet de
vérifier que son dimensionnement lui confère le
niveau (initial) de fiabilité requis compte tenu
de la qualité exigée des matériaux qui seront
utilisés et du niveau de contrôle prévu lors de
son projet et de son exécution. -
- Exigences fondamentales
- Une structure doit être conçue et dimensionnée
pour avoir - une résistance structurale,
- une aptitude au service,
- et une durabilité,
- de niveaux appropriés
54LEUROCODE 0 EN 1990
Bases de calcul des structures Une conception
qui suit les Principes et les Règles
dApplication est considérée comme satisfaisant
aux exigences si les hypothèses des normes EN
1990 à EN 1999 sont respectées. Les hypothèses
générales de lEN 1990 sont les suivantes -
le choix du système structural et le projet de
structure sont réalisés par un personnel
suffisamment qualifié et expérimenté. -
lexécution est confiée à un personnel
suffisamment compétent et expérimenté. - une
surveillance et une maîtrise de la qualité
adéquates sont assurées dans les bureaux
détudes, les usines, les entreprises et sur le
chantier. - les matériaux et produits de
construction sont utilisés de la manière
spécifiée dans lEN 1990, dans les EN 1991 à
1999, ou dans les normes dexécution appropriées,
ou dans les spécifications citées en
référence pour les matériaux ou produits. -
lutilisation de la structure sera conforme aux
prescriptions du projet. - les exigences
dexécution et de mise en œuvre données dans
lENV 13670 sont satisfaites. - la
structure bénéficiera de la maintenance adéquate.
55LEUROCODE 0 EN 1990
Section 2 DURÉE DE SERVICE DES STRUCTURES
NOTA La durée de service (ou durée
dutilisation de projet) est la période au cours
de laquelle la structure est censée rester
normalement utilisable en étant entretenue, mais
sans quil soit nécessaire de procéder à de
grosses réparations
56LEUROCODE 0 EN 1990
EXIGENCES DE DURABILITE
- Pour atteindre la durée dutilisation de projet
requise pour la structure, des dispositions
appropriées doivent être prises afin de protéger
chaque élément structural des actions
denvironnement concernées. - Les exigences de durabilité doivent être prises
en compte dans - La conception de la structure,
- Le choix des matériaux,
- Les dispositions constructives,
- Lexécution,
- La maîtrise de la qualité,
- Les inspections,
- Les vérifications,
- Les dispositions particulières (utilisation
darmatures inox, revêtements, protection
cathodique).
57LEUROCODE 0 EN 1990
FIABILITE STRUCTURALE Différenciation de la
fiabilité Des niveaux de fiabilité différents
peuvent être adoptés pour la sécurité structurale
ou laptitude au service. Le choix de ces niveaux
doit tenir compte de la cause et/ou du mode de la
défaillance, des conséquences possibles de la
défaillance en termes de risques pour la vie
humaine, de blessures, de pertes économiques
potentielles et de limportance des perturbations
qui en résulteraient pour la société, des
dépenses et des moyens nécessaires pour réduire
le risque de défaillance des différents niveaux
de fiabilité exigés au plan national. La
fiabilité structurale couvre diverses exigences
- la sécurité structurale personnes et
biens, - laptitude au service fonctionnement,
confort, aspect, - la tenue aux influences de
lenvironnement durabilité, - la robustesse
(situations accidentelles). La sécurité
structurale est laptitude dune structure à
assurer la sécurité des personnes à légard des
risques dorigine structurale. La durabilité
structurale est laptitude dune structure à
rester fiable pendant une durée dutilisation
conventionnelle. DURABILITE La structure doit
être conçue de telle sorte que sa détérioration,
pendant la durée dutilisation de projet,
nabaisse pas ses performances en dessous de
celles escomptées, compte tenu de lenvironnement
et du niveau de maintenance escompté.
58LEUROCODE 0 EN 1990
LES EXIGENCES FONDAMENTALES POUR LES
CONSTRUCTIONS SECTION 2 - LEC0 met en valeur
la RESPONSABILITE DES CONCEPTEURS
- Une structure doit être conçue et réalisée de
sorte que - Pendant sa durée de vie escomptée, avec des
niveaux de fiabilité appropriés et de façon
économique - - Elle résiste aux actions et influences
susceptibles dintervenir pendant son
exécution et son utilisation - - Et elle reste adaptée à lusage pour lequel a
été conçue. - Elle ne soit pas endommagée par des évènements
tels quune explosion, un choc ou les
conséquences derreurs humaines, de façon
disproportionnée par rapport à la cause
initiale. - Sa détérioration, pendant la durée dutilisation
de projet, nabaisse pas ses performances en
dessous de celles escomptées, compte tenu de
lenvironnement et du niveau de maintenance
escompté.
59LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 3 SITUATIONS DE PROJET
- Les situations de projet à considérer doivent
être sélectionnées en tenant compte des
circonstances dans lesquelles la structure doit
remplir sa fonction. - La situation de projet doivent être classées de
la manière suivante - Situations de projet durables, qui se réfèrent
aux conditions dutilisation normale - Situations de projet transitoires, qui se
réfèrent à des conditions temporaires
applicables à la structure, par exemple en cours
dexécution ou de réparation - Situations de projet accidentelles, qui se
réfèrent à des conditions exceptionnelles
applicables à la structure ou à son exposition,
par exemple à un incendie, à un choc, ou aux
conséquences dune défaillance localisée - situations de projet sismiques, qui se réfèrent
à des conditions applicables à la structure
lorsquelle
60LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 4 VARIABLES DE BASE
- CLASSIFICATION DES ACTIONS
- Les actions doivent être classées de la manière
suivante en fonction de leur variation dans le
temps - Les ACTIONS PERMANENTES (G), par exemple poids
propre des structures, équipements fixes et
revêtements de chaussée, et actions indirectes
provoquées par un retrait et des tassements
différentiels - les ACTIONS VARIABLES (Q), par exemple les
charges dexploitation sur planchers, poutres et
toits des bâtiments, les actions du vent ou les
charges de la neige - les ACTIONS ACCIDENTELLES (A), par exemple les
explosions ou les chocs de véhicules. - Les actions doivent être également être
classées - selon leur origine, comme directes ou
indirectes - selon leur variation spatiale, comme fixes ou
libres - ou, selon leur nature et/ou la réponse
structurale, comme statiques ou dynamiques.
61LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 4 VARIABLES DE BASE
- PROPRIETES DES MATERIAUX
- Les propriétés des matériaux ou des produits
sont représentées par des valeurs
caractéristiques. - DONNEES GEOMETRIQUES
- Les données géométriques doivent être
représentées par leurs valeurs caractéristiques
ou (par exemple dans le cas dimperfections)
directement par leurs valeurs de calcul.
62LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 3 PRINCIPES DU CALCUL AUX ETATS
LIMITES
- La méthode de calcul aux états-limites
applique des coefficients de sécurité partiels
dune part aux résistances, dautre part aux
actions (et donc aux sollicitations). - Les paramètres de base sont considérés comme
aléatoires cest une méthode de calcul
semi- probabilistique avec coefficients de
sécurité partiels. - Un ouvrage doit présenter durant toute sa durée
dexploitation des sécurités appropriés vis-à-vis
- de sa ruine ou de celle de lun de ses éléments,
- dun comportement en service pouvant affecter sa
durabilité, son aspect ou le confort des
usagers. - La vérification des structures se fait par le
calcul aux états-limites - ELU ETATS LIMITES ULTIMES DEQUILIBRE ET DE
RESISTANCE - ELS ETATS LIMITES DE SERVICE
- NOTA Les états-limites sont des états dune
construction idéalisant des phénomènes (à éviter)
lempêchant de satisfaire certaines exigences
structurelles ou fonctionnelles définies lors
de son projet. La justification dune structure
consiste à sassurer que de tels états ne
peuvent pas être atteints ou dépassés avec une
probabilité dont le niveau dépend de nombreux
facteurs.
63LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 3 PRINCIPES DU CALCUL AUX ETATS
LIMITES
- Il doit être vérifié quaucun état-limite nest
dépassé lorsque les valeurs de calcul
appropriées sont introduites dans ces modèles
pour - les actions
- les propriétés des matériaux
- les propriétés des produits
- les données géométriques.
- Les vérifications doivent être faites pour
toutes les situations de projet et tous les case
de charges appropriés.
64LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 3 PRINCIPES DU CALCUL AUX ETATS LIMITES
- On distingue 2 états limites
- ETATS LIMITES DE SERVICE (ELS)
- Fonctionnement de la structure ou des éléments
structuraux en utilisation normale, confort des
personnes, aspect de la construction. - Ils sont relatifs aux critères dutilisation
courantes déformations, vibrations, durabilité. - On distingue les ELS réversibles (combinaison
dactions fréquentes ou quasi permanentes) et les
ELS irréversibles (combinaisons dactions
caractéristiques) - ETATS LIMITES ULTIMES (ELU)
- Les ELU concernent la sécurité des personnes
et/ou la sécurité de la structure, incluant
éventuellement les états précédant un
effondrement structural. - Ils correspondent au maximum de la capacité
portante de louvrage ou dun de ses éléments
par - - perte déquilibre statique,
- - rupture ou déformation plastique excessive,
- - instabilité de forme (flambement...).
- La notion dÉtat limite se traduit
essentiellement au niveau des critères de calcul
par des coefficients partiels de sécurité afin
de traiter les différentes incertitudes liées à
la réalisation de louvrage.
65LEUROCODE 0 EN 1990
LES PROPRIETES DES MATERIAUX
- Les propriétés des matériaux ou des produits
sont représentées par des VALEURS
CARACTERISTIQUES correspondant à la valeur de la
propriété ayant une probabilité donnée de na pas
être atteinte lors dune hypothétique série
dessais illimitée. - Sauf indication contraire dans les EN 1992 à
1999, les valeurs caractéristiques correspondent
aux FRACTILES 5 (valeur inférieure) et 95
(valeur supérieure) pour les paramètres de
résistance et à la valeur moyenne pour les
paramètres de rigidité. - Par exemple pour le béton, on distingue pour la
résistance en traction 2 grandeurs - fctk0,05 et fctk0,95.
- la résistance en compression du béton est
désignée par des classes de résistance liées à
la résistance caractéristique (factile 5 )
mesurée sur cylindre fck,cyl ou sur cube
fck,cube, conformément à lEN 206-1.
66LEUROCODE 0 EN 1990
LES ACTIONS
() PERIODE DE RETOUR - charges dexploitation
des bâtiments 50 ans - actions climatiques
50 ans - charges sur les ponts dues au trafic
1 000 ans - actions sismiques 475 ans ()
AUTRES VALEURS REPRESENTATIVES DUNE ACTION
VARIABLE - la valeur de combinaison, notée
?0Qk - la valeur fréquente, notée ?1Qk - la
valeur quasi permanente, notée ?2Qk.
67LES COMBINAISONS DACTIONS
Une structure est soumise à un grand nombre
dactions qui peuvent se combiner entre
elles LEUROCODE 0 fixe les coefficients de
sécurité partiels applicables aux actions (?G
pour les actions permanentes, ?Q pour les actions
variables) et définit les combinaisons
dactions. Les combinaisons dactions sont
définies pour des situations durables et
transitoires, elle sont basées sur des approches
semi-probabilistiques. NOTA Les EUROCODES sont
basés sur la méthode des coefficients partiels
(ou encore méthode semi-probabiliste) telle
que décrite dans la norme EN 1990 Eurocode
Bases de calcul des structures . La démarche
semi-probabiliste introduit la sécurité - Par
un choix judicieux des valeurs représentatives
des diverses grandeurs aléatoires (actions et
résistances), cest-à-dire un choix tenant compte
de la dispersion reconnue par les statistiques
existantes, ou basées sur les règles
dacceptation et de contrôle des produits à
utiliser, - Au moyen de coefficients partiels
appliqués aux actions et aux résistances, quon
sefforce de choisir et de répartir au mieux
en tenant compte de la pratique antérieure et de
ce quon peut supposer de la réalité, sur la
base de calculs probabilistes menés dans des cas
particuliers, - En introduisant des marges
plus ou moins apparentes dans les divers modèles
(et équations correspondantes) utilisés pour
faire les calculs de vérification.
68LES COMBINAISONS DACTIONS
- La vérification des structures se fait par le
calcul aux états-limites - ELU ETATS LIMITES ULTIMES DEQUILIBRE ET DE
RESISTANCE - ELS ETATS LIMITES DE SERVICE
-
- NOTA LETAT LIMITE est un état au-delà duquel
louvrage ne satisfait plus aux exigences de
comportement attendues. - NOTA Exemple de combinaisons dactions pour la
vérification aux ELU. - 1,35 G 1,5 Q Avec ?G 1,35 et ?Q 1,5
- 1,15 G 1,5 Q Avec ?G 1,15 et ?Q 1,5
- 1,35 G 1,05 Q Avec ?G 1,35 et ?Q 1,05
69LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 5 ANALYSE STRUCTURALE 1/2
- Lanalyse structurale a pour objet de déterminer
la distribution soit des sollicitations, soit des
contraintes, déformations et déplacements de
lensemble ou dune partie de la structure. - Elle permet didentifier les sollicitations aux
états limites dans les éléments ou les sections
de la structure. - La géométrie est habituellement modélisée en
considérant que la structure est constituée
déléments linéaires, déléments plans et,
occasionnellement, de coques. - Le calcul doit prendre en considération la
géométrie, les propriétés de la structure et son
comportement à chaque stade de la construction. - Les combinaisons dactions considérées doivent
tenir compte des cas de charge pertinents,
permettant létablissement des conditions de
dimensionnement déterminantes dans toutes les
sections de la structure ou une partie de
celle-ci. - NOTA Lanalyse linéaire (basée sur la théorie
de lélasticité) peut être utilisée pour la
détermination des sollicitations, moyennant
les hypothèses suivantes - - sections non fissurées, relations
contrainte-déformation linéaires, et valeurs
moyennes du module délasticité.
70LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 5 ANALYSE STRUCTURALE 2/2
- Les éléments dune structure sont classés, selon
leur nature et leur fonction, en poutres,
poteaux, dalles, voiles, plaques, arcs, coques,
etc. - Une poutre est un élément dont la portée est
supérieure ou égale à 3 fois la hauteur totale de
la section. Lorsque ce nest pas le cas, il
convient de la considérer comme une
poutre-cloison. - Une dalle est un élément dont la plus petite
dimension dans son plan est supérieure ou égale à
5 fois son épaisseur totale. - Un poteau est un élément dont le grand côté de la
section transversale ne dépasse pas 4 fois le
petit côté de celle-ci et dont la hauteur est au
moins égale à 3 fois le grand côté. Lorsque ce
nest pas le cas, il convient de la considérer
comme un voile.
71LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 6 VERIFICATION PAR LA METHODE DES
COEFFICIENTS PARTIELS
- VALEURS DE CALCUL DES ACTIONS
- Fd ?f Frep avec Frep ?Fk
- VALEURS DE CALCUL DE PROPRIETES DES MATERIAUX
-
- Xd ?
Fk est la valeur caractéristique de
laction Frep est la valeur représentative
appropriée de laction ?f est un coefficient
partiel pour laction ? est soit 1,00 soit ?0,
?1 ou ?2.
Xk est la valeur caractéristique de la
propriété du matériau ? est la valeur moyenne
du coefficient de conversion qui tient compte
- des effets de volume et déchelle -
des effets de lhumidité et de la
température - et dautres paramètres sil y a
lieu. ?m est un coefficient partiel pour la
propriété du matériau.
72LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 6 - LES ETATS LIMITES ULTIMES
- Les états-limites sont associés à une rupture
entraînant leffondrement total ou partiel de la
structure considérée, et mettant en cause la
sécurité des personnes et/ou des biens. - LEUROCODE 0 DEFINIT 4 ETATS LIMITES ULTIMES
73LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 6 - LES ETATS LIMITES ULTIMES
- COMBINAISONS DACTIONS
-
- Combinaisons CARACTERISTIQUES
- Combinaison FREQUENTE
- Combinaison QUASI-PERMANENTE
74LEUROCODE 0 EN 1990
SECTION 6 - LES ETATS LIMITES ULTIMES
- COMBINAISONS DACTIONS
- Combinaisons FONDAMENTALES 6.10 6.10 a/b
- pour situations de projet durables ou
transitoires - Combinaisons ACCIDENTELLES 6.11
- pour situations de projet accidentelles
- Combinaisons SISMIQUES 6.12
- pour situations de projet sismiques
75LEUROCODE 0 EN 1990
LES ETATS LIMITES DE SERVICE (ELS) 1/6
- LES ETATS LIMITES DE SERVICE COURANTS CONCERNENT
- La limitation des contraintes
- La maîtrise de la fissuration
- La limitation des flèches
- Les états-limites de service sont associés à des
états de la structure, ou de certaines de ses
parties, lui causant des dommages limités mais
rendants son usage impossible dans le cadre des
exigences définies lors de son projet (exigences
de fonctionnement, de confort pour les usager ou
daspect). - Ils sont définis en tenant compte des conditions
dexploitation ou de durabilité de la
construction ou de lun de ses éléments sans
quil puisse en résulter, du moins à court
terme, la ruine de la construction.
76LEUROCODE 0 EN 1990
LES ETATS LIMITES DE SERVICE (ELS) 2/6
77LEUROCODE 0 EN 1990
LES ETATS LIMITES DE SERVICE (ELS) 3/6
- LIMITATION DES CONTRAINTES
- La contrainte de compression dans le béton doit
être limitée afin déviter les fissures
longitudinales, les micro-fissures ou encore des
niveaux élevés de fluage, lorsque ceux-ci
pourraient avoir des effets inacceptables pour le
fonctionnement de la structure. - Les contraintes de traction dans les armatures
doivent être limitées afin déviter les
déformations inélastiques ainsi quun niveau de
fissuration ou de déformation inacceptable.
78LEUROCODE 0 EN 1990
LES ETATS LIMITES DE SERVICE (ELS) 4/6
- MAITRISE DE LA FISSURATION
- La fissuration doit être limitée de telle sorte
quelle ne porte pas préjudice au bon
fonctionnement ou à la durabilité de la structure
ou encore quelle ne rende pas son aspect
inacceptable. - La fissuration est normale dans les structures
en béton armé soumises à des sollicitations de
flexion, deffort tranchant, de torsion ou de
traction résultant soit dun chargement direct
soit de déformations gênées ou imposées.
79LEUROCODE 0 EN 1990
LES ETATS LIMITES DE SERVICE (ELS) 5/6
- VALEURS RECOMMANDÉES DOUVERTURE DES FISSURES EN
FONCTION DE LA CLASSE DEXPOSITION
80LEUROCODE 0 EN 1990
LES ETATS LIMITES DE SERVICE (ELS) 6/6
- LIMITATION DES FLECHES
- La déformation dun élément ou dune structure
ne doit pas être préjudiciable à leur bon
fonctionnement ou à leur aspect. - Il convient de fixer des valeurs limites
appropriées des flèches, en tenant compte de la
nature de louvrage, des finitions,